Table des matières
2.1.2 Syndrome d’ovaires polykystiques (SOPK)
2.2 Fréquence
2.1.3 Hyperthécose
Si en en juge par la symptomatique, on ne peut pas considérer l’hyperthécose comme un signe clinique autonome, mais plutôt comme le stade terminal du complexe de SOPK associé à une hyperandrogénie prononcée, pratiquement toujours liée à de graves signes d’androgénisation. L’hirsutisme n’est pas seulement limité au visage, il peut s’étendre à de larges parties du corps, y compris les jambes, les seins, l’abdomen et le dos. De forme sévère, l’hirsutisme provoque même une hypertrophie du clitoris et une régression des seins. Dans la majorité des cas, on détecte également une hyperinsulinémie et une insulino-résistance.
D’autres observations cliniques permettent de mieux différencier l’hyperthécose du syndrome d’ovaires polykystiques. On relève en effet l’absence d’augmentation de LH quasiment permanente en cas de SPOK. On observe également des différences du point de vue morphologique et histologique: les ovaires n’augmentent pas de volume, ou très peu, et présentent un épaississement prononcé et très dense du cortex ovarien. Le tissu ovarien est en extension et contient de nombreux follicules ayant dépéri, des îlots de cellules du corps jaune et une thèque interne lutéinisée. On constate par contre l’absence de dégénérescence folliculaire microkystique caractéristique du syndrome d’OPK, ainsi que l’absence de kystes (l’ovaire étant absolument incapable de fonctionner). L’hyperthécose ne répond pas à une stimulation par clomifène, c’est-à-dire qu’il est impossible d’induire l’ovulation.
Il reste à savoir si malgré leur logique et leur cohérence, les définitions et critères s’appliquant aux « ovaires multifolliculaires », aux « ovaires polykystiques » et au « syndrome d’ovaires polykystiques », tels qu’ils sont définis non seulement par R.J. Chang et D.A. Ehrmann, mais également par A. Dunaif, pourront s’imposer en tant que nomenclature générale définitive.
2.1.2 Syndrome d’ovaires polykystiques (SOPK)
2.2 Fréquence