Ferticon  
 
Syndrome des ovaires polykystiques

  Table des matières

  2.1 Diagnostic        2.1.2 Syndrome d’ovaires polykystiques (SOPK)

2.1.1 Ovaires polykystiques (OPK)


Les ovaires multifolliculaires peuvent évoluer en ovaires polykystiques (OPK), passage dont la transition relativement floue et favorisée par une surcharge pondérale ou une tendance à l’adiposité. Un ovaire polykystique se caractérise par la présence de plus de 6 follicules, dont le diamètre est supérieur à 10 mm. Ce critère souligne l’importance de l’échographie pour le diagnostic et le diagnostic différentiel. Les ovaires sont volumineux. Alors que les perturbations menstruelles ne sont qu’occasionnelles en cas d’ovaires multifolliculaires, elles sont bien plus fréquentes chez les femmes atteintes d’OPK. Dans de nombreux cas, l’ovulation n’a pas lieu, d’où l’absence de formation du corps jaune et de progestérone (hormone du corps jaune).

En présence d’ovaires polykystiques, les taux de testostérone sont certes souvent normaux, mais circulent fréquemment à la limite supérieure de la normale, c’est-à-dire au sein d’une zone dite « grise » qui ne permet pas de diagnostic définitif. C’est pourquoi il est recommandé de réaliser parallèlement un dosage de SHBG («Sex Hormon Binding Globulin »): le taux de cette globuline liant aux hormones sexuelles baisse lorsque le taux de testostérone plasmique est élevé ou à la limite de la normale (hyperandrogénie), et décroît proportionnellement à l’augmentation de la biosynthèse de testostérone. Cette assertion n’est cependant que relative, puisque toute hyperinsulinémie provoque une baisse de concentration de SHBG.

Un dosage de progestérone réalisé entre le 19ème et le 25ème jour du cycle (pour un cycle de 28 jours) ne peut signaler la présence d’ovaires polykystiques que lorsque le taux de progestérone est très nettement plus bas que la normale. Effectivement, la sécrétion de progestérone (hormone du corps jaune) diminue continuellement chez de nombreuses femmes dès l’âge de 29/30 ans, et demeure à un niveau nettement faible à partir de 40 ans.

  2.1 Diagnostic        2.1.2 Syndrome d’ovaires polykystiques (SOPK)
  Abonnement
  aux newsletters?

Gerhard Leyendecker